Les fêtes de fin d’année marquent la fin d’un cycle, mais c’est également un nouveau qui démarre. L’heure est généralement à la rétrospective, aux repas familiaux, mais aussi aux entrainements et autres compétitions pour certains. C’est le cas de nombreux jeunes athltètes de haut-niveau dans la région.

Après Yonas Berthoud, Léonie Pointet, Solan Oberholzer et Caroline Ulrich, honneur au curling avec le Morginois Baptiste Défago. À 19 ans, ce Chablaisien tente d’atteindre le plus haut niveau du curling suisse. Formé à Champéry dans les murs du Palladium, il évolue désormais sous les couleurs de St-Gall/Bienne depuis 2020. Une année où le Valaisan s’est posé beaucoup de question notamment à cause de la pandémie.

Mais grâce à ce nouveau défi, la motivation de Baptiste Défago est à nouveau au beau fixe. Avec sa nouvelle équipe, ils représenteront la Suisse aux Mondiaux juniors, en mars prochain. Des perspectives réjouissantes à l’aube de ses 20 ans. Retour sur une année blanche et projection sur 2022. 

 

Baptiste Défago, 2021 touche à sa fin, quand vous regardez dans le rétroviseur, quel souvenir vous restera de cette année ?

Sur le plan sportif, aucun, puisqu’on peut presque dire que je n’ai pas pu jouer en 2021. À cause de la pandémie, de nombreux tournois ont été annulés, notamment chez les juniors. On a presque vécu une année blanche !

 

Comment on vit le fait de ne pas pouvoir pratiquer sa passion, son sport pendant plusieurs mois ?

On ne le vit pas très bien… à vrai dire, on ne le vit pas très bien un mois, et puis après on s’y habitue. Ça a été le cas pour moi durant cette période.

 

À quelques jours de Noël, quel cadeau serait idéal pour l’athlète que vous êtes ?

Ce n’est pas un cadeau que je pourrai recevoir à temps pour Nöel… puisque ça interviendra après les fêtes de fin d’année, mais j’aimerai beaucoup être retenu pour effectuer mon service militaire à Macolin, en tant que sportif d’élite. Ça me permettrait de pouvoir pratiquer le curling à plein temps, et donc d’être payé pour ça.

 

Les fêtes de fin d’année, un passage obligé où il faut concilier entrainements et compétition avec les repas de familles et autres festivités, comment vous vous organisez ?

La période de Noël en curling est relativement calme, même si on était censé partir à Toronto cette semaine mais les compétitions ont été annulées à cause de la pandémie. Au final, c’est sympa aussi de pouvoir rester à la maison et de faire la fête en famille.

 

Vous parlez de ce voyage au Canada qui n’a pas pu se faire, on retombe dans une situation qui perturbe bon nombre d’activité. En tant qu’athlète, est-ce que ça vous inquiète ?

Oui, ça m’inquiète un peu parce qu’en 2021, justement, les Mondiaux juniors avaient déjà été annulés. Pour ceux de l’année prochaine, je suis un peu plus confiant, car les Championnats d’Europe et du monde ont pu se tenir. Et puis maintenant que j’évolue à l’échelon supérieur, je suis considéré comme un athlète, et donc les restrictions sont moindres.

 

Si on se projette sur 2022 Baptiste Défago, quel serait votre souhait le plus cher ?

De remporter le titre aux Mondiaux juniors en mars prochain serait incroyable et ce serait surtout un superbe tremplin dans ma carrière. Et puis il y aura également les Championnats suisses qui viendront plus tard.

 

Il y a eu des moments de doutes dans votre jeune carrière, notamment avec l’apparition de la pandémie. Aujourd’hui, dans quel état d’esprit à l’aube de débuter l’année 2022 ?

Je dirais que c’est encore du 50/50. On verra après les Mondiaux, mais je dirais qu’il y a de grandes chances pour que je continue. Il faudra aussi voir la trajectoire que prend l’équipe après trois ou quatre années de compétition. Mais c’est vrai qu’il y a quelques mois en arrière, j’ai beaucoup hésité à tout arrêter. Les trajets en Suisse alémanique devenaient longs et difficiles. Maintenant, avec cette qualification pour les Mondiaux, cela a un peu redistribué les cartes. On verra bien où le vent le mène, mais la motivation est de retour !