
- C'est à Villars que Caroline Ulrich a passé une partie de son enfance. (© Radio Chablais)
La Coupe du monde de ski alpinisme fait escale à Villars-sur-Ollon en cette fin de semaine. Un lieu particulier pour Caroline Ulrich, qui y a obtenu de nombreux résultats probants ces dernières années.
La saison de Coupe du monde de ski alpinisme touche à sa fin. Il ne reste plus que deux étapes au programme : celle de Villars-sur-Ollon (vendredi et samedi), puis les finales de Tromsø, en Norvège, le week-end prochain. La première de ces deux échéances réjouit particulièrement Caroline Ulrich, qui courra – quasiment – à domicile.
« J’ai passé mon enfance ici, dans notre chalet familial », indique l’athlète de la Tour-de-Peilz. Et depuis une année, elle arbore qui plus est l’inscription « Villars » sur son casque. Mais si la station des Alpes vaudoises a une place privilégiée dans le cœur de la Vaudoise, c’est aussi et surtout parce qu’elle y a brillé.
Villars lui réussit
Lors des Championnats du monde 2019, d’abord, quand la Boélande s’était imposée en catégorie cadet sur le sprint, sur l’individuelle et sur la verticale. Une année plus tard, ensuite, remportant l'individuelle et la course par équipe des Jeux Olympiques de la Jeunesse, sur la neige de Villars.
Caroline Ulrich espère cependant être en pleine possession de ses moyens vendredi et samedi sur le sprint et le relais mixtes, les deux épreuves au programme cette année à Villars-sur-Ollon. Son hiver a en effet été bien rempli. Elle s’était notamment alignée début mars sur toutes les épreuves des Mondiaux de Morgins, à l’exception du relais mixte.
En avaient résulté une grosse fatigue, en plus d’une petite maladie. « La forme remonte gentiment pour cette fin de semaine. Le timing est parfait », rassure cependant la Vaudoise. « Mais plutôt que de parler de résultats, le plus important pour moi sera de montrer ce que je vaux à ce stade de la saison. »
Quelques ajustements à faire en sprint
Car oui, selon Caroline Ulrich, sa saison n’est « pas complétement réussie » pour le moment. Elle avait fait le choix l’automne passé de s’aligner quasiment exclusivement sur les disciplines qui seront au programme des Jeux Olympiques de 2026, à savoir les sprints et les relais mixtes. Si elle a signé deux succès en relais cet hiver avec Thomas Bussard, elle n’a pas levé les bras en sprint, n’obtenant « qu’un » podium cette saison le 22 février à Bormio.
« Lors du dernier exercice, j’avais signé deux victoires dans la discipline. Et avec les Jeux Olympiques qui arrivent, le niveau ne fait qu’augmenter. Mais j’ai quand même vu que j’avais un énorme potentiel », explique la sportive de 23 ans, consciente des améliorations à apporter. « Ce sont surtout les phases de changements. Si je veux gagner en régularité et en propreté, c’est le principal point sur lequel je dois travailler. » Caroline Ulrich pourra encore disputer deux sprints cet hiver avant la dernière pause estivale précédant les Olympiades, où ses chances de participation semblent élevées.
L’interview de Caroline Ulrich
Thierry Nicolet