
- Nataskha Perreten, de la chèvreie Perreten à Leysin, se réjouit du succès de l'école à la ferme.
L’école à la ferme connaît un succès grandissant en Suisse, et plus particulièrement dans le canton de Vaud. Exemple à Leysin, où la chèvrerie Perreten doit même refuser du monde.
L’école à la ferme bat des records de fréquentation. L’an dernier, le projet d’apprentissage extrascolaire, lancé il y a 40 ans par les paysans suisses, a attiré plus de 60'000 enfants, dont près de 7'300 dans le seul canton de Vaud, ce qui le place à la deuxième place nationale juste derrière Berne. Une augmentation bien ressentie par les 27 prestataires vaudois, dont la chèvrerie Perreten, à Leysin. Les maîtres des lieux doivent même « refuser du monde », selon Nataskha Perreten.
Un succès qui s’explique, entre autres, par les nombreuses activités proposées. Des activités qui vont de la visite de base à la séance de traite, en passant par la découverte des animaux, à savoir les chèvres, vaches et cochons. « C’est le moment de la visite où je laisse le plus de temps aux élèves. Quand on voit le plaisir qu’ils ont à toucher les chèvres, c’est vraiment gratifiant », sourit Nataskha Perreten. Selon elle, ce qui plaît dans l’école à la ferme, c’est la stimulation des 5 sens.
Le Covid a aussi eu son importance dans la hausse de la fréquentation. Les accueils d’élèves avaient tout de même eu lieu, mais avec masques, et sans dégustations. « Mais après la pandémie, il y a eu cette envie de sortir, retourner dehors, en pleine nature », avance Nataskha Perreten.
Si le travail s’accumule, la famille Perreten n’envisage aucunement d’arrêter cette activité annexe. Elle tire un bilan très positif de ses 10 années d’école à la ferme.
Notons enfin qu’outre des classes scolaires, la chèvrerie Perreten accueille des écoles privées, des crèches, des passeports vacances et même des groupes de retraités.