
- Denis Woeffray et Geneviève Bonnard, patrons du bureau d'architectes Bonnard Woeffray
Être payé à 100% et ne travailler que quatre jours par semaine, ça vous tente ? Une entreprise montheysanne tente le pari. Une pratique encore rarissime en Suisse.
Diminution du stress, des burn out ou de la fatigue. Meilleure qualité de vie pour les employés. Impact positif sur les émissions de CO2. Les arguments en faveur de la semaine des quatre jours sont nombreux. A Monthey, le bureau d’architectes Bonnard Woeffray a franchi le pas.
Le même salaire pour 10% de temps de travail en moins
Depuis le 1e janvier, ses employés travaillent 9h30 par jour du lundi au jeudi, avant de profiter de trois jours de congé. Leur temps de travail a ainsi diminué de 10% en 2023. Pour le même salaire. Après quatre mois de pratique, difficile pour la co-directrice Geneviève Bonnard de dresser un bilan de productivité. Mais elle assure que cette nouvelle organisation séduit à l’interne.
S'il est trop tôt pour dresser un bilan, Geneviève Bonnard assure que l’activité et l’organisation du bureau d’architectes n’a pas souffert de ce système.
«Ça fait 30 ans que notre bureau existe, ça fait 30 ans qu’on prend des risques» Geneviève Bonnard, co-directrice de Bonnard Woeffray
Un système qui ne fait pas d’émules. Très en vogue à l’international, la pratique reste en effet anecdotique, dans notre région comme dans le reste du pays. Philippe Miauton, directeur de la chambre vaudoise de commerce et d’industrie, en explique la raison.
Si la Suisse boude la semaine de quatre jours, c’est aussi car on lui préfère largement le temps partiel. Geneviève Bonnard en est consciente.