Sa famille l'a annoncé ce matin (mercredi). Le Vaudois, qui se définissait lui-même comme un «mouton noir», était le seul Romand à avoir mené de pair oeuvre littéraire et engagement politique dans la gauche radicale. Le Vaudois entre au Parti ouvrier populaire (POP) en 1953, année de la mort de Staline. Il le paiera cher: écarté de l'enseignement secondaire vaudois, il s'exile au Locle (NE), puis, en 1957, dans le sud de la France. Il démissionne du POP en 1960. Il continue toutefois à siéger aux conseils communaux de Lausanne et de Renens. Sous les couleurs d'Alternative socialiste verte, il est candidat au Conseil d'Etat vaudois en 1986, où il obtient 9,4% des voix, et aux élections fédérales de 1987. Pour Gaston Cherpillod, l'acte d'écrire était l'occasion de manifester son indignation face à l'injustice. Auteur de romans et de récits (»Le Gour noir», «Le collier de Schanz», «La Nuit d'Elne», «Les changelins») et d'une pièce de théâtre (»Les avatars de Juste Palinod»), il a aussi écrit des essais, notamment sur Charles Ferdinand Ramuz ou Jules Vallès.










































