- Arnaud Boisset veut retrouver le Top-30 mondial. (© Christophe Pallot/Zoom)
Arnaud Boisset est dans l’expectative. Malgré son expérience et un podium de Coupe du monde, le Martignerain ne sait pas encore s’il prendra part à des épreuves dans l’élite cet hiver. Pour le moment réserviste, il nourrit tout de même quelques espoirs.
Patience. C’est le maître-mot pour Arnaud Boisset, qui s’en ira pour l’Amérique du Nord le 19 novembre prochain. C’est en effet à Copper Mountain et Beaver Creek que se tiendront les premières manches de Super-G et de descente de la saison de Coupe du monde de ski alpin. Sur les premières courses de chacune de ces deux disciplines, une chose est sûre pour le Martignerain : il n’y enfilera pas de dossard. Mais là est la seule certitude de la saison de l’athlète de 28 ans. « Huit Suisses sont devant moi dans les classements. Cependant, je suis juste derrière, en réserve », indique-t-il. Ce qui explique sa présence outre-Atlantique. En cas de contre-performance d’un de ses compatriotes sur les premières épreuves, Arnaud Boisset pourrait prendre un départ sur l’une des suivantes.
« Je n'ai pas mon destin entre les mains. Je n'est pas une situation très agréable pour moi, mais avec la densité actuelle de l'équipe, c'est comme ça. Je reste patient et me concentre sur les choses que je peux influencer, comme mes entraînements et ma forme. » Le Valaisan assure ne ressentir aucune pression, ajoutant même que la pression repose plutôt sur les Suisses qui pourraient rapidement basculer hors du Top-30.
Dans cette situation, la Coupe d’Europe constitue ainsi une alternative à ne pas négliger. L’hiver dernier, Arnaud Boisset s’était élancé à 14 reprises dans « l’antichambre » de la Coupe du monde. Ceci pourrait lui permettre de lancer véritablement son hiver si les départs à l’échelon supérieur ne se concrétisent pas. Le circuit continental représente aussi une possibilité de décrocher une place fixe pour la saison prochaine.
La frustration est passée
« Je vais participer aux premières Coupes d’Europe pour ne pas avoir un retard conséquent sur les premiers déjà à Noël », précise-t-il. Mais cette voie reste secondaire dans son esprit. « J’aimerais vraiment revenir en Coupe du monde et retrouver le Top-30. »
Cette volonté de retrouver l'élite s'explique aussi par une saison passée contrariante. De retour après sa blessure, Arnaud Boisset avait souvent échoué aux portes des points, avec trois résultats entre la 31e et la 33e place. « La frustration, c’était le pire. C’était mon propre ennemi durant toute la première partie de la saison parce qu’il ne manquait pas grand-chose », reconnaît-il. Le 13e rang décroché sur la descente de Courchevel en fin d'hiver a toutefois changé la donne. Un résultat libérateur. « C’était un gros soulagement pour moi de pouvoir prouver à mon monde que j’étais toujours là et qu’il fallait compter sur moi pour les prochaines saisons en Coupe du monde. Je me suis d’ailleurs senti bien cet été lors de la préparation. »
À 28 ans, Arnaud Boisset ne veut donc pas s'installer durablement dans l'entre-deux. Mais plutôt retrouver la place et les espoirs qui étaient les siens avant sa lourde chute survenue en décembre 2024 à Beaver Creek.
Thierry Nicolet









































