- À Zofingue le 23 mai, Léonie Pointet a signé le meilleur temps de sa carrière sur 200 mètres. (© Guillaume Laurent)
Léonie Pointet ne s’en cache pas : elle vise la finale du 200 mètres sur les prochains Championnats d’Europe. Remise de pépins physiques, la sprinteuse de Jongny espère enfin réaliser la course dont elle se sait capable sur un grand rendez-vous.
Une demi-finale en 2022 à Munich. Une nouvelle en 2024 à Rome. Pour 2026, Léonie Pointet espère dépasser cette marque pour atteindre la finale et entrer dans le cercle des huit filles les plus rapides du continent sur 200 mètres. « En grand championnat, je n’ai pas encore sorti la course dont je suis vraiment satisfaite », indique la jeune femme de 25 ans, qui veut changer cela à Birmingham lors des Championnats d'Europe. Cette ambition s'appuie sur une préparation qui s'est améliorée ces dernières semaines, malgré quelques contrariétés.
Gênée par des douleurs aux mollets et aux genoux, la sprinteuse n'avait pas pu évoluer à son meilleur niveau lors des Championnats suisses du mois de juillet. Depuis, les soins ont porté leurs fruits. « Je n'ai plus de douleurs », assure l’athlète de Jongny. Son meilleur chrono de la saison sur 200 mètres, 22''69 réussi à Zofingue, lui sert d'ailleurs de référence. « Quand j'ai du plaisir à courir, je cours vite », résume-t-elle.
Sur le 200, et aussi le 4x100 ?
Au-delà de la performance physique, Léonie Pointet sait que la clé sera aussi mentale. Elle reconnaît avoir parfois voulu trop bien faire lors des grandes courses internationales. Son objectif sera donc d'aborder sa course avec davantage de relâchement. « L’idéal, ce serait d'être cool et de kiffer ma course. Et puis ça va aller vite », sourit-elle. En parallèle du 200 mètres, la Vaudoise pourrait également être retenue pour le relais suisse du 4x100 mètres.
La composition de l'équipe sera décidée sur place, mais le collectif nourrit lui aussi de grandes ambitions après plusieurs désillusions en finale tant continentale que mondiale ces dernières années. « Il y a comme une malédiction autour du relais, avec toutes ces disqualifications. Mais cette année, on s'est beaucoup entraînées, plus que d'habitude », souligne la Vaudoise. Ça promet.
L'interview
Thierry Nicolet










































