- Pour sa première participation au Freeride World Tour, la Morginoise Jenna Keller avait terminé vice-championne du monde en 2025, s'adjugeant au passage, le mythique Xtreme de Verbier. © Freeride World Tour
Le freeride fera son entrée aux Jeux olympiques d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Une décision saluée par la Chablaisienne Jenna Keller, qui y voit une opportunité de structurer la discipline, tout en appelant à préserver son identité.
L'annonce était attendue depuis de longs mois. Le Comité international olympique a officialisé mardi l'entrée du freeride au programme des Jeux olympiques d'hiver de 2030, organisés dans les Alpes françaises. Une première historique pour une discipline qui ne disputait encore que ses premiers championnats du monde cette année.
Vice-championne du monde du Freeride World Tour en 2025 et lauréate de l'Xtreme de Verbier la même saison, la Morginoise Jenna Keller accueille cette décision avec enthousiasme. « C'est une nouvelle qu'on attend depuis longtemps », confie-t-elle, tout en reconnaissant que certains pratiquants craignent de voir le freeride perdre une partie de son ADN.
🎧 Jenna Keller, victorieuse de l'Xtreme de Verbier en 2025
Une discipline appelée à se structurer
Pour elle, les bénéfices devraient toutefois l'emporter. « Cette reconnaissance va apporter beaucoup, notamment pour les nouvelles générations. » L'entrée aux Jeux pourrait favoriser une meilleure structuration de la discipline, avec davantage de soutien des fédérations, de formations et de camps d'entraînement. En Suisse, SwissSki avait d'ailleurs lié le développement du freeride à une éventuelle reconnaissance olympique.
La rideuse chablaisienne estime également que les Alpes françaises offrent un cadre idéal pour cette première olympique. Elle reste néanmoins prudente sur l'avenir de la discipline au sein des Jeux, rappelant que toutes les éditions ne disposeront pas forcément de terrains adaptés au freeride.
« Je ne vais pas complètement tirer un trait sur la compétition »
Une porte qui n'est pas totalement fermée
Retraitée de la compétition depuis la fin de la saison dernière, la Chablaisienne admet enfin que cette annonce ravive une certaine nostalgie. Sans promettre un retour, elle préfère se laisser « une fenêtre de réflexion » avant d'écarter définitivement l'idée d'une participation olympique. À 36 ans en 2030, elle n'exclut pas totalement l'idée de rechausser les skis pour tenter de vivre cette première olympique, si l'envie est toujours présente.











































