- Thomas Fritschi disputera-t-il encore une saison sous le maillot jaune et vert ? (© Radio Chablais)
À deux semaines de l’échéance décisive du 30 juin, les joueurs du BBC Monthey-Chablais vivent au rythme des incertitudes qui entourent l’avenir du club. Thomas Fritschi décrit une situation « assez dure à vivre » pour un groupe qui tente malgré tout de rester mobilisé.
La faillite du BBC Monthey-Chablais n’est plus une crainte lointaine, mais une possibilité. D’ici au 30 juin prochain, le club devra présenter une photographie précise de ses comptes à Swiss Basketball, afin d’obtenir sa licence de jeu pour le prochain exercice. Mais pour le moment, les sous manquent. Le candidat à la présidence Pierre Contat dit devoir trouver 300'000 francs, tandis que le président sortant Claude Pottier indique qu’un montant situé entre 100'000 et 150'000 francs suffirait. Au milieu de cette situation trouble, les joueurs ne savent pas forcément à quel saint se vouer. « On navigue entre anxiété et excitation d’arriver au 30 juin », indique Thomas Fritschi, au Reposieux depuis dix ans. « On a envie d’être au clair. C’est assez dur à vivre. »
Des joueurs mettent la main à la pâte
Pendant une grande partie de la saison, les joueurs ont essayé de faire abstraction des difficultés financières qui se sont notamment répercutées sur la bonne réception de leurs salaires. Mais, l’exercice sportif désormais terminé, l’inquiétude est de mise. Face à cette situation, plusieurs joueurs ont choisi de s’impliquer directement dans les actions de soutien mises sur pied. Présents lors de l’étape du Tour du Chablais organisée par le club, ils ont également participé au lancement d’une campagne de financement participatif. « Dès le moment où on décide d’aimer ce club et de jouer pour lui, on doit faire ce qu’on peut à notre échelle », souligne Thomas Fritschi.
Malgré une récolte encore loin de l’objectif fixé de 60'000 francs, l’Agaunois espère que la mobilisation populaire prendra de l’ampleur. « Même cinq francs, c’est une manière de montrer son soutien et de dire que l’on veut encore voir ce club exister. » Cette incertitude pèse aussi sur les choix personnels des basketteurs. À mesure que la date du 30 juin approche, chacun doit envisager différents scénarios. « Je ne vais pas chercher un autre club de Ligue A. Je préfère maintenant mettre plus d'énergie dans mon avenir professionnel. Par contre, si nous obtenons la licence, comme l'année qui vient de se terminer, je trouverai l'équilibre entre les deux. », explique Thomas Fritschi, pour qui la disparition du BBC Monthey-Chablais serait un véritable crève-cœur. « J’y ai passé toute mon enfance. J’en ai, des souvenirs et des émotions… »
L’interview
Thierry Nicolet








































