- Devant leurs joueuses, Perrine Bonzon (à gauche) et Céline Apothéloz étaient à Martigny ce week-end pour l'un des derniers camps d'entraînement. (© Radio Chablais)
Réunie samedi et dimanche à Martigny pour l’un de ses derniers camps d’entraînement avant les Mondiaux, l’équipe suisse féminine de streethockey peaufine certains détails. Le tout sous la houlette de la coach chablaisienne Perrine Bonzon.
Dimanche matin, centre sportif d’Octodure de Martigny. La chaleur se fait déjà fortement ressentir, mais 25 filles enchaînent les sprints sur le terrain de streethockey. Les 22 joueuses de champ et trois gardiennes de l’équipe de Suisse sont en train de parfaire leur condition physique, à quelques jours d’une échéance intitulée « Mission Ostrava » par Perrine Bonzon. La ville tchèque accueillera les Mondiaux du 20 au 28 juin, et là repose l’aboutissement de mois de travail pour la coach chablaisienne. Depuis son engagement en février 2025, la Villardoue a mené un long processus de sélection.
Un drone à l’entraînement
« Nous avons fait plusieurs week-ends de sélection et à chaque fois, nous avons tranché », explique-t-elle. Sollicitées via leurs clubs respectifs, les meilleures joueuses du pays ont participé à différents try-outs avant que le cadre définitif ne soit arrêté au début du mois de janvier. Depuis, le groupe se retrouve chaque mois, avec des entraînements qui portent la patte de Perrine Bonzon. La Vaudoise souhaitait en effet rapprocher le fonctionnement de la sélection nationale de celui du hockey sur glace. Préparation physique, analyse vidéo et même prises de vue par drone ont progressivement trouvé leur place dans le quotidien de l’équipe. Un travail qui se poursuivra durant les Mondiaux, où les rencontres seront décortiquées afin de permettre aux joueuses d’analyser leurs performances.
- Perrine Bonzon
À l’approche du départ, l’heure n’est plus aux grands changements. Le staff concentre désormais son travail sur les aspects tactiques et techniques. « On travaille beaucoup sur le box play, le power play et le forechecking », détaille Perrine Bonzon. Après le camp de Martigny, deux derniers rassemblements figurent encore au programme avant l’entrée en lice à Ostrava. L’occasion de peaufiner les automatismes et renforcer les affinités sur le terrain.
Composer avec certaines contraintes
Car oui, contrairement à d’autres disciplines plus professionnalisées, les joueuses suisses doivent jongler entre sport, études et vie professionnelle. Une réalité que connaît bien la coach assistante Céline Apothéloz. « Un jour il y a quelqu’un qui travaille, une autre qui est en période d’examens, donc oui, on en tient compte », explique-t-elle. Le voyage en Tchéquie a même dû être financé par un crowdfunding. Mais une fois le tournoi lancé, en revanche, seules les performances compteront. À commencer par le 21 juin à 08h30 du matin, lorsque les Helvètes entreront en lice face aux tenantes du titre américaines.
- Céline Apothéloz
La Suisse sait qu’elle n’aura pas la tâche facile. Mais l’ambition est claire. Ancienne internationale, Céline Apothéloz nourrit un rêve : voir enfin la Suisse intégrer le top 4 mondial. Pour y parvenir, les joueuses pourront s’appuyer sur une forte cohésion. « On vient de toutes les régions du pays, on ne parle pas forcément la même langue maternelle, mais il y a vraiment une bonne entente », relève la joueuse Heike Bissig. Un esprit d’équipe que le groupe espère transformer en résultats sur le parquet tchèque.
Thierry Nicolet









































