- Sur l'un de ses rares week-ends de libres, Gwen Lagrue est venu disputer le Rallye du Chablais pour la deuxième année consécutive. (© Radio Chablais)
Responsable du programme jeunes pilotes de l’écurie Mercedes, Gwen Lagrue est l’un des hommes de l’ombre les plus influents du paddock de Formule 1. Celui qui a accompagné Kimi Antonelli et George Russell dans leur ascension est de retour ce week-end sur le Rallye du Chablais.
Entre le Grands Prix du Canada le week-end dernier et celui de Monaco la semaine prochaine, Gwen Lagrue a troqué le paddock de la Formule 1 pour les routes de notre région. Déjà présent l’an dernier, le cinquantenaire n’a pas hésité à revenir sur le Rallye du Chablais, une épreuve qu’il considère comme l’une des plus belles du Championnat suisse. « On avait adoré l’organisation, les spéciales. C’est un très beau rallye. Le Chablais et le Valais, c’est vraiment particulier », indique-t-il.
Au volant de la Citroën C3 numéro 6, le Français établi en Suisse n’a jamais perdu sa passion pour une discipline « familiale, de proximité, qui demande adaptation et polyvalence », appréciant particulièrement la possibilité de se mesurer directement à des références de la discipline, qu’il s’agisse de pilotes du Championnat du monde, d’anciens champions ou de jeunes talents émergents. Champions, talents… Autant de notions qui occupent également le quotidien de Gwen Lagrue en Formule 1.
Avec Antonelli, Gwen Lagrue a frappé fort
Depuis 2016, il dirige le programme jeunes pilotes de Mercedes, avec pour mission de détecter, former et accompagner les futurs cracks du sport automobile jusqu'au plus haut niveau. Un rôle qui l'a amené à suivre l'ascension de plusieurs pilotes aujourd'hui installés sur la grille. Leurs noms ? Alexander Albon, Esteban Ocon, ainsi que les deux titulaires de l’écurie Mercedes, George Russell et la sensation Andrea Kimi Antonelli, vainqueur des quatre derniers GP.
Gwen Lagrue estime que le jeune Italien poursuit la trajectoire imaginée par Mercedes au moment de sa promotion. « On l’a préparé pour ça. Aujourd’hui, je pense que ce choix s’avère payant », analyse-t-il. Et si l’avenir des quatre (jeunes) pilotes s’écrit encore en Formule 1, il n’exclut pas de les voir un jour découvrir le rallye à ses côtés. « Pourquoi pas leur faire essayer ma voiture, ou aller faire de la terre ou de la glace ensemble. Ça pourrait être sympa ! »
L'interview
Thierry Nicolet









































