- Monthey a du pain sur la planche s'il espère faire douter Fribourg. (© BBC Monthey-Chablais)
À quelques jours du début des quarts de finale, le BBC Monthey-Chablais s’apprête à défier l’ogre Fribourg Olympic. Le capitaine des Sangliers Nilan Rungasamy décortique pour nous les clés d’un possible exploit face à la meilleure formation du pays.
Qualifié in extremis pour les playoffs, le BBC Monthey-Chablais savait qu’il hériterait du pire tirage possible : affronter Fribourg Olympic, leader du championnat et récent vainqueur de la Coupe de Suisse. « C’est sûr que c’est une sacrée équipe avec énormément de talent, un très bon collectif », reconnaît Nilan Rungasamy. Pourtant, malgré l’écart sur le papier, celui qui est capitaine depuis le départ de Junior Robinson aborde la série – qui débutera samedi – avec motivation. « C’est déjà un soulagement d’être en play-off et de continuer la saison », souligne le jeune meneur de 19 ans.
Mais alors, comment espérer faire tomber une formation jugée presque intouchable ? Pour Nilan Rungasamy, la réponse réside d’abord dans les détails. « Nos erreurs passées, cette saison et face à cet adversaire, c’était vraiment sur leur contre-attaque, sur notre repli défensif qu’on doit améliorer », explique-t-il. Face à une équipe expérimentée, « qui joue quasiment parfaitement », Monthey devra surtout limiter les pertes de balle. Le travail a déjà commencé : « On travaille sur eux, sur leur défense, leur attaque… La semaine dernière et celle qui s’annonce sont dévolues à Olympic. »
Reste que l’écart d’expérience et de profondeur d’effectif joue clairement en faveur de Fribourg. « Ils ont quelqu’un pour remplacer chaque joueur, c’est vraiment une équipe complète », admet le numéro 4 des Sangliers. Tel constat ne peut être appliqué à Monthey, dont la moyenne d’âge est l’une des plus basses du championnat. Mais pour les Rungasamy, Barman et autres Da Silva, ces playoffs sont aussi une occasion de progresser. « Ce sont vraiment des matchs à prendre pour nous améliorer », insiste le néo-capitaine. Sans pression, les Chablaisiens veulent surtout prouver que, même après avoir dû lutter jusqu’à la dernière journée pour se qualifier en playoffs, ils peuvent « montrer de belles choses ». Et, qui sait, faire douter le favori et disputer plus de trois rencontres dans ce quart de finale.
L'interview
Thierry Nicolet









































