- Candide Pralong a vécu ses derniers jours de compétition dans le Chablais. (© Radio Chablais)
Candide Pralong a bouclé sa carrière aux Diablerets, sur les Championnats suisses de ski de fond. Entre lucidité sur les exigences du haut niveau et gratitude pour le chemin parcouru, le fondeur martignerain aborde la suite avec sérénité, tout en gardant sa passion.
Sous la neige des Diablerets, un homme a vécu des Championnats suisses particuliers. À l’instar de Nadine Fähndrich et de Jason Rüesch, Candide Pralong disputait les dernières courses de sa carrière dans la station des Alpes vaudoises. Le Valaisan a été dignement fêté par ses collègues, ses amis et sa famille. Au milieu de cette atmosphère chargée d’émotions, l’athlète de 35 ans a avant tout affiché un sentiment de reconnaissance. « J’ai pu profiter un maximum, et puis c’est magnifique de terminer ça ici sur une compétition organisée par le ski-club de Bex, qui me tient vraiment à cœur », a-t-il confié.
Un apprentissage permanent
Cette retraite s’inscrit dans une forme de continuité, presque naturelle. Un an après avoir assisté à celle d’Erwan Käser, Candide Pralong a connu les mêmes sensations. « On vit d’émotions en fait, on fait du sport vraiment pour ça », explique-t-il. Entre joies intenses et périodes plus sombres, le fondeur résume une carrière faite de contrastes. « Il y a des moments où on a beaucoup de pleurs et de larmes, et des moments où on a énormément de joie. » Avec deux participations olympiques et plusieurs performances marquantes en Coupe du monde, dont trois Top-10, Candide Pralong retient surtout les enseignements humains. « C’est une école de vie énorme », insiste-t-il.
Une expérience qui permettra au néo-retraité d’affronter les prochains challenges de sa vie. Si la compétition lui manquera, il ne regrettera cependant pas tout. « Le côté sportif va me manquer, mais les déplacements et tout ce qu’il y a à côté, beaucoup moins », admet-il avec franchise. Libéré de la pression des résultats en fin de saison, il a redécouvert le plaisir pur de skier. Même si ce ne fut pas aux JO de Milan-Cortina. Une chose est certaine pour la suite : « Garder cette passion ».
L’interview
Thierry Nicolet









































