- Caroline Ulrich (à gauche), Marianne Fatton, Jon Kistler et Arno Lietha ont vécu une expérience collective "incroyable". (© DR)
Quelques jours extraordinaires, vécus comme une véritable aventure collective. Une semaine après le sprint olympique, la Boélande Caroline Ulrich se confie sur un moment historique pour le ski alpinisme.
Il neigeait à gros flocons sur la piste du Stelvio jeudi dernier. De quoi ajouter une dimension particulière à une première historique : l’apparition du ski alpinisme aux Jeux Olympiques d’hiver. Arrivée à Bormio quelques jours auparavant, Caroline Ulrich s’est réellement rendue compte qu’elle participait à quelque chose d’unique le jour de la course, à savoir un sprint. « J’étais tellement contente au départ, consciente de la chance que j’avais d’être là. On entendait la foule crier, j’ai adoré », se souvient-elle. Son élimination en demi-finale n’a en rien entamé ce sentiment pour la jeune Vaudoise de 23 ans, septième et diplômée.
« J’aurais évidemment aimé aller en finale, c’était l’objectif. Il m’a peut-être manqué un peu de stratégie. J’aurais dû partir plus devant, car ensuite j’ai subi la course et je me suis laissée déconcentrer. Il manquait aussi un peu de jambes, mais je crois avoir tout donné. » Il restait tout de même de l’énergie à Caroline Ulrich pour encourager et se réjouir pour son amie Marianne Fatton. La Neuchâteloise s’est parée d’or sur le sprint du jeudi, puis d’argent sur le relais mixte du samedi.
Un relais mixte stressant
« Voir Marianne réussir comme ça, c’est impressionnant. On s’entraîne souvent ensemble, on s’entend très bien. Elle arrive toujours à sortir quelque chose de spécial le jour J. Je suis tellement heureuse pour elle… », sourit l’athlète de La Tour-de-Peilz. Des mots qui témoignent de la belle ambiance qui a régné au sein de la délégation suisse réunie en Haute-Valteline. « Sur le relais mixte auquel j’ai assisté depuis l’aire d’arrivée, j’étais encore plus stressée que pour mon propre sprint. J’avais vraiment envie que Marianne et Jon (ndlr : Kistler) réussissent. C’était un moment très fort, j’en avais les larmes aux yeux », témoigne-t-elle. La fête qui s’en est suivie fut, pour Caroline Ulrich, la manière parfaite pour clôturer ces Jeux.
Après quelques jours de repos, la Boélande s’apprête à déjà repartir ce vendredi. Cette fois-ci en Azerbaïdjan pour les Championnats d’Europe de ski alpinisme. Ce qui l’obligera à vite redescendre de son nuage olympique. « Je pense que ça ira. C’est surtout l’équipe qui a rendu ces Jeux extraordinaires, et nous serons à nouveau réunis à Shahdag. Je me réjouis également de découvrir l’Azerbaïdjan et de refaire d’autres disciplines que le sprint ! »
L'interview
Thierry Nicolet











































