- C'est en Allemagne que Salim Khelifi a découvert le football étranger, sous le maillot de l'Eintracht Braunschweig. (© E. Braunschweig)
En raison de problèmes physiques persistants, Salim Khelifi a annoncé sa retraite à seulement 32 ans. Passé par Lausanne, l’Allemagne, Zurich, l’Australie et le Venezuela, l’ailier revient sur une carrière riche en expériences, marquée par le plaisir du jeu et l’ouverture au monde.
La décision n’a pas été facile, mais elle s’est imposée comme une évidence. Depuis plus d’une année et demie, Salim Khelifi souffre d’un sérieux problème à la hanche. « J’ai un commencement d’arthrose. Ça me fait vraiment très mal et j’ai beaucoup de peine à courir », explique-t-il. Malgré plusieurs mois de rééducation, les douleurs persistent et limitent fortement ses performances. Continuer aurait impliqué une opération ou des injections répétées, une perspective que le Chablaisien ne souhaitait pas envisager à long terme.
En Allemagne, où les gens « vivent pour le foot »
Formé à Bex avant de débuter en professionnel avec le Lausanne-Sport en 2011, Salim Khelifi garde un souvenir ému de ses premières années. « À un très jeune âge, c’était exceptionnel. L’aventure que j’ai vécue au Lausanne Sport restera toujours spéciale », confie-t-il. Des débuts marqués par l’insouciance et le plaisir, qui ont rapidement ouvert les portes de l’étranger. Celles de l’Allemagne, et de l’Eintracht Braunschweig, en deuxième division d’abord, puis en première ensuite.
Quatre ans et demi passés dans un pays « qui vit pour le foot ». « À l’entraînement, il pouvait y avoir 500 personnes, et tous les matchs se jouaient à guichets fermés », raconte-t-il. Au total, le Vaudois a disputé 86 rencontres sous le maillot des « Löwen » (ndlr : les lions, le surnom de l’équipe), son plus au total en club. L’international tunisien aux deux sélections est ensuite revenu en Suisse, au FC Zurich, où il a remporté le seul titre de sa carrière, le trophée de champion national à l’issue de la saison 2021-2022. C’est également là que les blessures commencent à se faire nombreuses.
« À mon poste d'ailier, très vif, on est plus exposé. Après une fracture au pied à Zurich, les soucis se sont enchaînés. À un moment, j'ai compris qu'il valait mieux s'arrêter que forcer. » Salim Khelifi a tout de même pu réaliser un de ses rêves après son aventure sur les bords de la Limmat : voyager et découvrir de nouvelles cultures. Ce fut chose faite durant deux ans en Australie, à Perth et Melbourne, puis durant les six premiers mois de 2025 au Venezuela, avec la formation de Puerto Cabello. « Le club avait des infrastructures exceptionnelles. J'ai joué la Copa Sudamericana, au Brésil, en Argentine, au Pérou. C'était une expérience unique. »
Un avenir auprès de la jeunesse zurichoise ?
Le Bellerin se souvient notamment d’un match à Rio de Janeiro face au Vasco de Gama de Dimitri Payet et Philippe Coutinho. Aujourd’hui, le football n’a pas totalement quitté sa vie. Tout juste retraité, Salim Khelifi a déjà entamé une reconversion comme entraîneur assistant des moins de 17 ans au FC Zurich. « Pouvoir rester dans ce monde, transmettre mon expérience et travailler avec les jeunes, ça me fait vraiment du bien », affirme-t-il. S’il devait résumer sa carrière en un mot, ce serait « plaisir ». Une philosophie qu’il compte bien continuer à partager, désormais depuis le bord du terrain.
Thierry Nicolet










































