- Crédit : Radio Chablais
L’Ecole de commerce et de culture générale de Monthey va tourner un important chapitre de son histoire en août prochain. Après 20 ans de bons et loyaux services à la tête de l’ECCG, son directeur Patrice Birbaum tire sa révérence.
Ce passionné de l’humain laisse derrière lui une institution ancrée dans la vie culturelle et sociale montheysanne ainsi qu’une équipe de 47 enseignants soudés et fidèles. "Ma vision a toujours été d’avoir des enseignants heureux sur leur lieu de travail. C’est eux qui ont un contact direct avec les élèves. Un climat serein et bienveillant au sein de l’équipe apporte de meilleurs résultats scolaires", nous confie-t-il avec bonhomie. Malgré l’augmentation importante des effectifs, le Chablaisien a mis un point d’honneur à préserver l’esprit familial de l’école à la suite des sœurs de Saint-Joseph, fondatrices du lieu en 1902 au Cotterg. « Les enseignants ont un accès facilité à mon bureau. C’est en se mettant tous autour de la table que l’on avance, j’essaie d’être à l’écoute », assure-t-il, avant de confier « connaître le nom d’une majorité des plus de 500 élèves ».
« Ma plus grande fierté ? Lorsqu'un ancien élève s'épanouit dans la vie. » - Patrice Birbaum
Diplômé de la Haute Ecole de Commerce de Lausanne, Patrice Birbaum fait ses premières armes comme banquier chez Crédit Suisse à la fin des années 80 avant de se diriger vers l’enseignement au sein de l’Ecole Suisse de Tourisme de Sierre, puis à l’ECCG de Monthey comme professeur de comptabilité en 2002. « J'ai toujours eu une facilité à transmettre mes connaissances aux jeunes adultes et j’aimais ça. » Touche-à-tout, il briguera le mandat de directeur quatre ans plus tard. « Mes compétences administratives ont été un atout pour gérer cette institution dans les meilleures conditions. »
Sous sa houlette, l’école connaît une forte croissance, passant de 300 élèves à plus de 530 aujourd’hui, au point où les murs actuels commencent à être un peu étroits. Guidé par des valeurs de respect, d’exigence et de responsabilité, le Montheysan met en place au fil des ans un environnement de travail où chacun peut trouver sa voie. « L’ECCG est devenu un lieu des possibles. Ingénieur en informatique, enseignant ou éducateur, les trajectoires professionnelles sont très variées. C'est très satisfaisant d’avoir modestement contribué au développement d’une personne à un âge parfois compliqué », résume-t-il.
« Plus qu’un directeur, un ami. » – Alain Dorsaz, enseignant
Dans la salle des maîtres, l’ambiance est effervescente à l’heure de la pause de 10h00, comme à la veille d’une sortie de classe. Ici, nombreux sont les enseignants en fonction depuis 20 ans ou plus. A l’image d’Alain Dorsaz, enseignant d’économie, mathématique et droit ou Amélie Chapuis, en charge des cours d’histoire, d'éthique et cultures religieuses qui ont partagé leur carrière avec « Patrice ». « L’émotion sera vive lorsqu’il sera l’heure de dire adieu. Plus qu’un directeur, c’est un ami avec qui j’ai partagé des moments forts comme le Marathon de New York. », se rappelle Alain Dorsaz.
Rares sont les dirigeants à faire l’unanimité en entreprise ; pourtant cela semble être le cas du directeur à en croire Amélie Chapuis : « Il part toujours du principe que chaque élève ou enseignant a du potentiel. Son ouverture et ses encouragements vont manquer. Je souhaite que cet esprit perdure ».
Un passage de flambeau à l’interne
Emmanuelle Es-Borrat prendra la tête de l’Ecole de commerce et de culture générale de Monthey dès la rentrée de septembre, sur décision du Conseil d’Etat valaisan. Active à l’ECCG depuis 2013, elle y enseigne notamment le français et la philosophie. Engagée dans la vie de l’école, elle collabore aussi à la réforme des métiers du commerce et intervient en parallèle à la Haute école fédérale en formation professionnelle.
« J'aurai un petit pincement au cœur à l'heure de rendre définitivement les clefs mais également beaucoup de satisfaction de prendre un pas de recul pour observer ce que cette institution est devenue », assure Patrice Birbaum. A savoir s’il reviendra rôder dans les couloirs durant son temps libre, l’intéressé se veut rassurant : « Je viendrais de temps en temps boire un café avec mes anciens collègues mais surtout pas mettre mon nez dans le bureau de la directrice. J’en profiterai pour pratiquer beaucoup d’activités en extérieur comme le vélo, le ski alpinisme ou encore la course à pied ».
Interview complète avec Patrice Birbaum, directeur de l'ECCG de Monthey :









































