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Nouveaux tests fédéraux pour les chiens de troupeaux : la formule ne séduit pas les éleveurs

Nouveaux tests fédéraux pour les chiens de troupeaux : la formule ne séduit pas les éleveurs
  • © Page Facebook de "Agneaux du Chablais".

Les tests des chiens de troupeaux ne séduisent pas les éleveurs de moutons. Entrés en vigueur en 2025 à l’échelon fédéral, ils sont jugés « déconnectés de la réalité » et « hors-sol » par la branche et plusieurs élues politiques du Chablais valaisan.

« Hors-sol », « déconnectés de la réalité », « stressant pour le chien » Les griefs ne manquent pas aux détracteurs des nouveaux tests des chiens de troupeaux, mis en place l’an dernier par la Confédération, au moment de la modification de l’ordonnance sur la chasse, la protection des mammifères et oiseaux sauvages. Cette forme dite « standardisée » au niveau fédéral est saluée sur le fond, mais la méthode est largement contestée politiquement et par la branche également.

De plusieurs centaines de moutons … à cinq

En effet, depuis cette entrée en vigueur, ils sont réalisés par l’association Agridea, sous mandat de l’OFEV, l’office fédéral de l’environnement. Ces épreuves se font sur 24 heures et dans cinq régions : au col du Pillon, au Lac Noir, dans le canton des Grisons, au Tessin ou à Saint-Gall. L’agriculteur doit amener cinq moutons ou chèvres pour un chien. Une configuration qui ne correspond pas à la vie sur l’alpage, jugent les éleveurs. « Nous ne sommes pas opposés au test unique, mais il doit se dérouler sur l’exploitation et l’alpage connus du chien, en compagnie du troupeau de bêtes qu’il a l’habitude de garder », prône Claude Lattion, éleveur à Collombey-Muraz et président de l’AEOC, l’Association des éleveurs ovins et caprins du Valais romand. Il ajoute qu’un troupeau « normal » compte plusieurs centaines de bêtes, soulignant ainsi la déconnexion entre l’exercice qui exige de n’en surveiller que cinq, et la vigilance réelle sur un alpage.

Claude Lattion a deux chiens dits « cantonaux », car formés selon l’ancienne méthode « qui a fait ses preuves ». En 2023, ils ont été suivis durant plusieurs mois sur son exploitation par l’Association Arcadia, spécialisée dans les cours pratiques avec les chiens de troupeaux. Ces tests sont reconnus par le canton du Valais et largement salués par les bergers. Cet automne, et en vertu de la nouvelle ordonnance fédérale, l’éleveur chablaisien a dû faire réexaminer ses deux chiens.

 

Aucune indemnisation de Berne

Et c’est là que le bât blesse. Un candidat qui échoue à l’épreuve standardisée à l’échelon fédéral peut continuer de protéger le troupeau et l’alpage. Seulement, l’éleveur ne recevra pas d’indemnité de la part de la Confédération en cas d’attaque, du loup par exemple. En Valais, le Canton peut prendre le relais. « Il remplace la Confédération et va indemniser l’éleveur. Mais ce n’est pas normal, c’est à Berne de payer ces montants », conteste la députée au Grand conseil valaisan de Collombey-Muraz, Françoise Métrailler.

A leurs côtés dans cette « lutte », les éleveurs peuvent donc compter sur le soutien de personnalités politiques régionales. A Berne, la sénatrice chablaisienne Marianne Maret a déposé une motion en ce sens en décembre. Pour l’élue centriste de Troistorrents, ces conditions d’examen ne sont pas crédibles. Elle rappelle cet enjeu financier.

« Ces mauvais résultats », que mentionne Marianne Maret, ont été chiffrés : en Valais en 2025, 87% des incidents survenus entre touristes et chiens de protection concernent des animaux ayant réussi le test fédéral. « Avant, on nous disait que ces chiens ne devaient pas avoir de contacts avec les humains. Mais aujourd’hui, on s’est rendu compte qu’il fallait bien les sociabiliser », explique Claude Lattion.

Lors de la session de décembre du Grand conseil valaisan, plusieurs députés du Centre ont signé une résolution intitulée : « Un chien bien testé, un troupeau bien gardé ». Le texte demande un retour aux pratiques d’avant la modification de l’ordonnance fédérale, et de les inclure dans le test standardisé. A l’origine et signataire de la résolution, la députée et Municipale à Collombey-Muraz, Françoise Métrailler. Elle dénonce un « manque de bon sens ».

Guillaume Abbey

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