La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) juge irrecevable le recours de Bernard Rappaz. Le détenu valaisan reprochait à la Suisse de l'avoir maintenu en détention malgré sa grève de la faim en 2010 et d'avoir voulu l'alimenter de force. Le cultivateur de chanvre valaisan purge actuellement une peine de six ans et huit mois de prison. Il a été reconnu coupable de violation grave de la loi sur les stupéfiants, de blanchiment d'argent, de faux dans les titres et de diverses autres infractions. Le 20 mars 2010, jour de son entrée en prison, il a entamé une grève de la faim. Il a ensuite obtenu une interruption de peine puis des arrêts domiciliaires. Hospitalisé aux Hôpitaux universitaires de Genève, il a toujours refusé d'être nourri de force. Bernard Rappaz a recommencé à se nourrir le 24 décembre 2010, après 120 jours de grève de la faim. Il suivait ainsi la recommandation de la CEDH qui l'a enjoint de cesser son mouvement dans l'attente de son jugement.










































