
La ville de Lausanne et les organisateurs ont fait évaluer l'impact environnemental du «Red Bull Crashed Ice», dont une 2e édition est prévue ce week-end au centre-ville. Conclusion: le déplacement de milliers de spectateurs représente près des trois quarts de l'impact carbone de l'événement. L'analyse a porté sur l'édition 2009, qui avait suscité de nombreuses critiques. Près de 40'000 personnes avaient afflué au centre-ville pour suivre les évolutions des candidats sur un couloir de glace, agrémenté de virages, de bosses et de sauts. L'étude réalisée par la société Quantis montre que la production de glace nécessaire à la course a un impact moindre que le déplacement et la présence des spectateurs. Selon les scénarios étudiés, ceux-ci représentent entre 75% et 80% de l'impact carbone et environ 80% de la consommation d'eau de la compétition. La fabrication et le maintien de la glace ne représente que 2 à 3% de l'impact total de l'événement. Ce dernier dépend fortement des conditions climatiques, de la température surtout. Placer cette course plus tôt dans le calendrier, en décembre ou janvier par exemple, permettrait de limiter la consommation de courant électrique pour la formation de glace, suggère Quantis. La municipalité, qui a autorisé la course, invite le public à privilégier les transports publics. Environ deux tiers des spectateurs avaient rejoint l'événement à pied, à vélo ou en transports publics lors de l'édition de mars 2009.










































