
Moribond il y a un an, le terminal combiné rail-route de Monthey retrouve des couleurs. Au lieu des 43 millions de subventions espérées sur un projet devisé au total à 54 millions (sans les coûts annexes de raccordement et d'accès au site), la Confédération n’avait accordé en novembre 2011 que 23 millions. De quoi donner un sérieux coup de frein au projet. Dans la foulée, la commune et l’entreprise Syngenta avaient fait recours au Tribunal fédéral, espérant récupérer quelques millions. Le verdict des juges de Mon-Repos pourrait tomber au printemps. En attendant, et afin d’assurer la réalisation de ce terminal nécessaire pour la sécurité des Montheysans et pour la pérennité du site chimique, un plan B a été élaboré. La commune, le canton et le groupe agrochimique bâlois se sont récemment engagés à injecter davantage d’argent. Du côté de l’Etat du Valais, cette participation a été validée sur le principe mais pas encore formalisée. Elle devrait se monter à quatre ou cinq millions. Syngenta s’est par contre déjà engagée à travers un protocole d’accord à verser un montant à hauteur de 48% (52% pour la commune) sur le solde à financer une fois les subventions cantonales et fédérales déduites. Les trois partenaires espèrent obtenir de Berne une aide de l’ordre de 30 millions, soit une situation intermédiaire entre le pire (23 millions) et le meilleur des cas (43 millions). Dans cette configuration, chacun débourserait environ 5 millions supplémentaires. Monthey a déjà inscrit à cet effet 6,5 millions à son budget 2013. Quant au premier coup de pioche, il pourrait intervenir dans les trois à cinq ans.










































