
Les Vaudois voteront le 3 mars suite au referendum « non au toit » contestant le décret du Grand Conseil pour le crédit de construction du nouveau Parlement cantonal. Mais avant, le législatif devra choisir l’une des 3 variantes proposées par le conseiller d’Etat Pascal Broulis : ne rien changer au projet jusqu’au vote, ou abroger le décret mis en cause et du coup annuler la votation, ou finalement proposer au peuple un projet modifié en collaboration avec les architectes, les référendaires et le Parlement.
Pour les deux dernières variantes, le conseiller d'Etat précise que des modifications sont possibles tant que l'enveloppe financière de 15,5 millions décidée par décret est respectée. Dans le cadre de la troisième variante, il s'agit d'aller en plus dans le sens de la doctrine juridique. Celle-ci admet des modifications à un projet pour autant qu'elles soient soumises au vote en toute transparence, ce qui doit permettre "la libre formation de l'opinion des citoyens et citoyennes et l'expression fidèle et sûre de leur volonté". Dans ce cadre, une brochure expliquant chaque modification apportée au projet initial serait remise avec le matériel de vote. Parallèlement, le chef du Département en charge des constructions publiques précise qu'une mise à l'enquête publique complémentaire sera ouverte, afin d'adapter le permis de construire délivré par la Municipalité de Lausanne.
Alors que le Parlement prendra position le 18 septembre, les autorités insistent toutes sur un même point : après 10 ans, et 4 millions investis, nul ne conteste la nécessité de rendre au Grand Conseil un siège digne de son rôle. Elles affirment également en coeur que tout doit être fait pour éviter un « non » le 4 mars. Car c'est bien l'un des risques : en cas de refus aux urnes, c'est tout le projet qui devra être repris au début.










































