L’Etat de Vaud prend des précautions dans le cadre de l’assainissement de la décharge des Saviez à Noville. Un biologiste sera notamment mandaté pour surveiller le processus. Un premier bilan sera fait dans deux semaines. Cette étape "test" prévue initialement jusqu'à fin octobre sera modifiée en cours de route si le Service des Eaux, Sols et Assainissements devait constater la moindre défaillance ou le moindre incident au niveau environnemental.
A noter que cette deuxième phase de traitement de l'ancienne décharge consiste à asperger, à l’aide d’un jet comme on en trouve dans les cultures maraîchères, l’eau sale de la décharge. Cette fine pluie provoque d’une part l’évaporation d’une partie des déchets, et d’autre part leur oxygénation, qui permet d’accélérer leur dégradation. Jusqu'à la semaine dernière, le déversement des jus toxiques se faisait à proximité de la zone forestière de la réserve naturelle des Grangettes. Depuis, la buse a été arrêtée et reprendra son activité dès lundi dans un champ voisin, avec l'accord du propriétaire.
Pourtant, ces mesures de précaution ne suffisent pas à satisfaire le monde politique. La section Riviera de Vaud Libre demande aujourd'hui l'arrêt complet du processus. Le député Jérôme Christen promet d'ores et déjà d'intervenir au Grand Conseil au moyen d'une interpellation. Par ailleurs, le parti organise ce samedi un pique-nique à côté de l'ancienne décharge des Saviez. Les élus ont adressé une lettre au Conseil d'Etat demandant la garantie que ce dernier puisse avoir lieu sans le moindre risque sanitaire.










































