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La vague de chaleur et la sécheresse persistante fragilisent fortement les populations de hérissons. En Valais, l’association Tombapic, qui oeuvre pour le soin des hérissons, constate une hausse des prises en charge d’animaux affaiblis, déshydratés ou abandonnés.
La situation devient préoccupante pour les hérissons en Suisse. Alors que l’association Pro Hérisson alerte sur une augmentation des animaux retrouvés affaiblis ou affamés dans les centres de soins, le constat est similaire en Valais. À Saxon, l’association Tombapic, spécialisée dans le sauvetage des hérissons, fait face à une importante vague d’arrivées.
« La chaleur, la sécheresse qui persiste, elle aggrave beaucoup la situation des hérissons, qui est déjà alarmante à l’heure actuelle », explique Sandrine Joly, fondatrice et présidente de "Tombapic". Parmi les animaux recueillis, de nombreux jeunes hérissons sont orphelins. « On recueille beaucoup de bébés en ce moment, des mères qui, pour sauver leur vie, ont abandonné leur progéniture. Il n’y a plus assez d’eau, donc elles n’arrivent plus à allaiter. »
Au manque d’eau s’ajoute un autre problème majeur : la nourriture. Le hérisson se nourrit principalement d’insectes, eux aussi touchés par les conditions météorologiques actuelles. « Ils ne trouvent plus à manger, ils ne trouvent plus à boire. La situation devient vraiment très compliquée », poursuit Sandrine Joly.
🎧 Sandrine Joly, fondatrice et présidente de l'assciation "Tombabic"
Des gestes simples qui peuvent sauver des vies
Face à cette situation, la collaboration avec la population est essentielle. Un hérisson aperçu en journée, comportement inhabituel pour cet animal nocturne, doit notamment attirer l’attention. « Ce n’est pas rare de les voir en journée en ce moment. Ils ont tellement soif et tellement faim qu’ils sortent pour trouver quelque chose », précise la spécialiste.
Dans un jardin, quelques gestes peuvent également faire la différence : installer une soucoupe d’eau fraîche à l’ombre, proposer une nourriture adaptée, éviter les pesticides ou encore laisser des espaces plus naturels. « Un jardin parfait pour les hérissons, c’est un jardin avec des plantes, des herbes hautes, un peu abandonné en apparence », souligne Sandrine Joly.
Alors que les menaces pesant sur l’espèce sont nombreuses, entre urbanisation, trafic routier et disparition des insectes, la présidente de Tombapic appelle à une prise de conscience collective. « Si on veut sauver les hérissons, maintenant, on n’a plus le droit de fermer les yeux. Il faut vraiment leur donner à boire et à manger. »
🎧 Sandrine Joly, fondatrice et présidente de l'assciation "Tombabic"
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