- Crédit : Camping de Van d'Enhaut
Campings Valais-Wallis a demandé lundi au canton de revenir sur sa décision de fermeture d’une dizaine de zones de campements et appelle à des mesures alternatives.
Il y a deux semaines, 13 campings valaisans étaient contraints par les autorités d’interrompre immédiatement leurs activités pour des raisons de sécurité. Dans la région, les structures de Salvan, Trient, Orsières et du Val de Bagnes, situées dans des emplacements à risque d’éboulements, d’avalanches et de laves torrentielles, sont concernées par cette décision.
Au total, 20 % des campings disparaîtraient, soit 140'000 nuitées par année sur 800 emplacements, impactant durablement des familles et le tourisme local. Pour Christophe Valley, président de la faîtière Camping Valais, la situation est disproportionnée et d'une grande brutalité à la veille des vacances de Pâques. Il appelle l’Etat du Valais à renouer le dialogue et à mettre en place des solutions intermédiaires.
Ces fermetures immédiates sont d'autant plus incompréhensibles que des mises à niveau sécuritaires ont été entreprises depuis cinq ans par les différents exploitants. Christophe Valley.
Un groupe de travail spécialisé va être créé cette semaine pour arbitrer ce bras de fer entre la branche et les autorités. Une avancée que l’on doit au député et président de Salvan Florian Piasenta qui a déposé le 12 mars un postulat au Grand Conseil en ce sens, accepté à la majorité. Selon lui, la disparition des deux campings remettrait en question l’existence même du nouveau Parc Naturel de la Vallée du Trient alors que de nombreux investissements ont été engagés et que les communes réfléchissent à déplacer leur zone de campement. Florian Piasenta
La faîtière valaisanne rappelle que le camping est un tourisme doux quatre saisons qui représente 625’612 nuitées en 2025 juste en Valais, en croissance de 14% par rapport à 2024.
ADC









































